100 jours pour entreprendre : le média, le concours et la formation, ce que recouvre le nom

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100 jours pour entreprendre : le média, le concours et la formation, ce que recouvre le nom

Mis à jour le 17 août 2026 — barème et règles en vigueur à cette date

Sommaire

Le nom « 100 jours pour entreprendre » circule sous plusieurs formes sur le web, et il est facile de confondre des réalités assez différentes. Selon le contexte, il peut désigner un concours historique, une catégorie de prix intégrée à un réseau d’accompagnement, une méthode de structuration de projet, ou encore un média de conseils pratiques.

En bref: « 100 jours pour entreprendre » est un ensemble de dispositifs complémentaires, créé en 2012, qui vise à accompagner les jeunes de 18 à 30 ans dans la transformation d’une idée en projet entrepreneurial concret. Il recouvre aujourd’hui un concours/prix rattaché au réseau Moovjee, une méthode de planification en phases, et un média de ressources pratiques, trois réalités distinctes que l’on désigne souvent par la même expression.

D’où vient « 100 jours pour entreprendre » et que désigne-t-il vraiment ?

Le dispositif a été créé en 2012 à l’initiative de plusieurs réseaux engagés dans l’entrepreneuriat des jeunes. L’idée de départ était simple: donner un cadre de 100 jours à des porteurs de projet âgés de 18 à 30 ans pour passer d’une intuition à quelque chose de solide, de pitchable et de viable. Le chiffre 100 n’est pas anodin, il correspond à une durée suffisamment courte pour maintenir l’élan, suffisamment longue pour faire quelque chose de sérieux.

Mais depuis sa création, l’expression a pris plusieurs sens. Aujourd’hui, parler de « 100 jours pour entreprendre » sans préciser de quoi on parle, c’est un peu comme évoquer « le Bac » sans dire lequel. Il y a le concours historique, le Prix 100 jours désormais intégré au Moovjee, la méthode en tant qu’outil de structuration, et le média en ligne qui s’est développé autour de cet univers. Ces quatre dimensions coexistent, se recoupent parfois, mais ne fonctionnent pas de la même façon et ne s’adressent pas au même besoin.

Le concours originel et le Prix 100 jours: comment ça marchait et ce que ça est devenu ?

Dans sa forme initiale, le concours 100 jours pour entreprendre fonctionnait selon une mécanique en trois temps: les candidats présentaient leur projet via une vidéo, mobilisaient leur réseau pour obtenir des votes, puis défendaient leur idée devant un jury d’experts. Ce format très interactif avait l’avantage de mettre le porteur de projet en position d’ambassadeur de sa propre idée très tôt, quelque chose qui distingue les entrepreneurs qui réussissent de ceux qui restent dans la sphère du projet.

Ce concours a depuis évolué en se rapprochant du Moovjee, un réseau de mentors et d’entrepreneurs engagés dans le soutien aux jeunes. La catégorie dédiée aux porteurs de projet porte désormais le nom de Prix 100 jours. Le changement n’est pas que cosmétique: l’accompagnement est plus structuré, les possibilités de mentorat plus accessibles, et le réseau plus visible. Les critères d’évaluation retenus par le jury portent sur trois axes, la faisabilité économique du projet, la pertinence de l’idée, et sa capacité réelle à répondre à un besoin identifiable. La participation et la candidature restent gratuites.

Qui peut candidater et quelles conditions vérifier avant de se lancer ?

Le dispositif cible les jeunes de 18 à 30 ans qui souhaitent concrétiser un projet entrepreneurial. C’est la tranche d’âge centrale, et elle est cohérente avec l’ancrage dans le réseau Moovjee, qui concentre son action sur cette génération de primo-entrepreneurs.

Un point important à garder en tête: le terme « 100 jours pour entreprendre » recouvre plusieurs composantes distinctes qui ne fonctionnent pas selon les mêmes règles ni les mêmes calendriers. Avant de s’engager dans une candidature, il faut vérifier quelle dimension on vise exactement, le Prix 100 jours au sein du Moovjee ou une autre déclinaison, et s’assurer que les dates d’inscription sont bien ouvertes, que les conditions d’éligibilité correspondent à sa situation, et que les liens consultés sont à jour. Des offres ou intitulés anciens circulent encore sur le web et peuvent induire en erreur.

La méthode en 100 jours: un découpage concret du projet en phases

Au-delà du concours et du prix, « 100 jours pour entreprendre » désigne aussi une approche méthodologique que l’on peut utiliser de façon autonome, indépendamment de toute candidature. Le principe repose sur un découpage du parcours entrepreneurial en phases séquencées, chacune avec un objet précis.

Les quinze premiers jours sont consacrés à valider l’idée et à s’assurer qu’elle répond à un besoin réel, une étape que beaucoup sautent, au prix d’un pivot douloureux trois mois plus tard. Du seizième au trentième jour, l’objectif est de construire le modèle économique, d’identifier la concurrence et de cerner la cible. Les jours 31 à 60 correspondent à la phase administrative et juridique: choisir le statut, préparer les formalités, organiser la gestion. Enfin, du soixante et unième au quatre-vingtième jour, on structure les outils opérationnels, logiciel de comptabilité, site web, moyens de paiement. Cette séquence n’est pas rigide, mais elle a l’avantage de ne pas tout faire en même temps et d’éviter la paralysie face à la complexité globale du projet.

Le média « 100 jours pour entreprendre »: à quoi sert-il concrètement ?

La troisième dimension du nom est celle d’un média de conseils pratiques, distinct du concours et de la méthode. Ce média produit des guides, comparatifs et ressources sur les aspects les plus concrets de la vie d’un entrepreneur débutant: choix de la banque professionnelle, couverture assurantielle, outils de comptabilité, création d’un site web, gestion de trésorerie. Ces contenus sont généralement accessibles gratuitement en ligne.

Son utilité est différente de celle du Prix Moovjee: il ne s’agit pas d’être sélectionné ou accompagné, mais de disposer d’un référentiel de décision au moment où l’on choisit ses outils. Pour un jeune qui lance sa micro-entreprise, dont les seuils de chiffre d’affaires sont fixés à 203 100 euros pour les activités de vente et à 83 600 euros pour les prestations de services, la question du bon outil de gestion ou de la bonne banque pro se pose très tôt, souvent avant même les premières factures. Ce média se positionne sur ces questions opérationnelles.

Comment démêler les trois dimensions avant de s’engager ?

La confusion entre ces trois composantes est fréquente, et elle n’est pas anodine: candidater au Prix 100 jours dans le Moovjee n’a rien à voir avec lire un article du média ou suivre la méthode en autonomie. Voici ce que recouvre chacun des trois:

  • Le Prix 100 jours (Moovjee): un concours gratuit, avec dossier, sélection par jury, et possibilité d’accompagnement ou de mentorat. Destiné aux 18-30 ans. Les critères d’évaluation portent sur la faisabilité économique, la pertinence de l’idée et sa capacité à répondre à un besoin concret.
  • La méthode en 100 jours: un cadre de travail autonome, découpé en phases, qui peut être utilisé sans candidater à quoi que ce soit. Utile pour structurer un projet à son propre rythme.
  • Le média: un ensemble de ressources consultables en ligne, gratuitement, sur les outils et les décisions pratiques de l’entrepreneur débutant.

Avant toute démarche, il vaut mieux identifier précisément lequel des trois correspond à son besoin du moment. Et pour le Prix Moovjee en particulier, vérifier les dates de la session en cours directement sur le site du Moovjee reste indispensable, les calendriers variant d’une édition à l’autre.

Questions fréquentes

Le concours 100 jours pour entreprendre est-il payant ?

Non. La candidature, la participation et l’accès au Prix 100 jours dans le cadre du Moovjee sont gratuits. Le dispositif est conçu pour être accessible à tous les porteurs de projet éligibles, sans frais d’inscription.

Peut-on utiliser la méthode sans participer au concours ?

Tout à fait. La méthode de planification en 100 jours est un outil de structuration autonome, indépendant de toute candidature. Elle peut s’utiliser librement, sans passer par le Prix Moovjee ni par le média associé.

Qu’évalue exactement le jury du Prix 100 jours ?

Le jury examine trois critères: la faisabilité économique du projet, la pertinence de l’idée, et sa capacité à répondre à un besoin réel et identifiable. Il ne s’agit pas d’évaluer une présentation formelle, mais la solidité de fond du projet entrepreneurial.

Le dispositif concerne-t-il des secteurs d’activité particuliers ?

La matière disponible ne mentionne pas de restriction sectorielle spécifique. Le dispositif semble ouvert à tout type de projet entrepreneurial, à condition de respecter les critères d’âge (18-30 ans) et de cohérence du projet avec les critères d’évaluation du jury.

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