Simplifie-Ta-Compta facture en ligne : mode d’emploi, mentions obligatoires et conformité à la réforme 2026
Mis à jour le 2 août 2026 — barème et règles en vigueur à cette date
Sommaire
Simplifie-Ta-Compta est un outil de facturation en ligne pensé pour les indépendants et micro-entrepreneurs qui veulent émettre des factures conformes sans passer par un comptable. Avec l’obligation de réception des factures électroniques dès le 1er septembre 2026 et l’obligation d’émission pour les petites structures au 1er septembre 2027, se familiariser maintenant avec cet outil n’est pas un luxe.
En bref: Simplifie-Ta-Compta permet de générer des factures légalement conformes en quelques minutes, avec toutes les mentions obligatoires. Toutes les entreprises assujetties à la TVA, y compris les micro-entrepreneurs en franchise de base, devront être capables de recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026, et d’en émettre au plus tard le 1er septembre 2027 selon les données officielles publiées par la DGFiP (impots.gouv.fr).
Comment fonctionne Simplifie-Ta-Compta pour créer une facture ?
L’outil propose une interface minimaliste: vous renseignez vos coordonnées une seule fois lors de la configuration du compte, puis chaque nouvelle facture se génère à partir d’un formulaire pré-rempli. Le numéro de facture s’incrémente automatiquement, ce qui évite les erreurs de séquence, un point sensible lors d’un contrôle fiscal.
La logique est la suivante: vous ajoutez les lignes de prestations ou de produits, leur quantité, leur prix unitaire HT, et l’outil calcule le montant HT total, la TVA applicable (ou l’exonération si vous êtes en franchise en base), puis le TTC. Un PDF est généré instantanément, prêt à envoyer par e-mail. Pour un indépendant qui émet une dizaine de factures par mois, la prise en main prend moins d’une heure.
Le suivi des encaissements est intégré: vous pouvez marquer chaque facture comme payée, partielle ou en retard, ce qui vous donne une vision directe de votre trésorerie sans avoir à tenir un tableau parallèle.
Quelles mentions obligatoires doit contenir chaque facture ?
Une facture conforme au droit français ne s’improvise pas. Plusieurs mentions sont imposées par le Code général des impôts et le Code de commerce, et leur absence expose à des amendes fiscales.
Les mentions incontournables sont les suivantes: la date d’émission et un numéro unique basé sur une séquence chronologique sans rupture, le nom et l’adresse complète du vendeur et de l’acheteur, le numéro SIREN (ou SIRET) du vendeur, le numéro de TVA intracommunautaire si applicable, la désignation précise de la prestation ou du bien vendu, la quantité, le prix unitaire hors taxes, le taux de TVA appliqué (ou la mention d’exonération avec son fondement légal), et les conditions de règlement incluant la date d’échéance, le taux des pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement de 40 € due de plein droit dès le premier jour de retard entre professionnels.
Pour un micro-entrepreneur en franchise en base de TVA, la mention obligatoire est: « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Simplifie-Ta-Compta intègre cette mention automatiquement dès lors que vous avez configuré votre statut correctement lors du paramétrage.
Depuis la réforme de la facturation électronique, une mention supplémentaire entre dans le champ des données structurées à fournir: le numéro SIREN du client, l’adresse complète de livraison si elle diffère de l’adresse de facturation, et la nature de l’opération (vente de biens, prestation de services, ou les deux). Ces données devront être transportées dans des champs dédiés des formats structurés (UBL, CII ou format mixte), et non simplement visibles sur un PDF.
Simplifie-Ta-Compta est-il compatible avec la réforme de facturation électronique de 2026 ?
C’est la question qui agite tous les utilisateurs d’outils de facturation en ligne. La réforme, dont les modalités sont détaillées sur impots.gouv.fr, impose que les factures entre entreprises françaises assujetties à la TVA transitent obligatoirement par une plateforme agréée, une société privée immatriculée par l’État et désignée partenaire de l’administration. Un simple PDF envoyé par e-mail, même bien structuré, ne sera plus conforme.
Le calendrier précis selon les sources officielles est le suivant:
| Taille de l’entreprise | Obligation de recevoir | Obligation d’émettre |
|---|---|---|
| Grandes entreprises et ETI | 1er septembre 2026 | 1er septembre 2026 |
| PME, TPE et micro-entreprises | 1er septembre 2026 | 1er septembre 2027 |
Autrement dit, même un micro-entrepreneur en franchise de TVA qui n’a encore aucune obligation d’émettre électroniquement doit, dès le 1er septembre 2026, être en mesure de recevoir des factures électroniques de ses fournisseurs, par exemple de son opérateur téléphonique ou de son fournisseur d’énergie. Il faut donc que son logiciel de facturation soit connecté, ou connecté à une plateforme agréée, avant cette date.
Sur la compatibilité de Simplifie-Ta-Compta avec les plateformes agréées, la prudence s’impose: avant de vous engager sur cet outil pour 2026-2027, vérifiez directement auprès de l’éditeur qu’il est soit lui-même en cours d’immatriculation comme plateforme de dématérialisation partenaire (PDP), soit connecté à une PDP tierce. La liste des plateformes immatriculées est consultable sur impots.gouv.fr dans la rubrique dédiée aux plateformes agréées.
Qu’est-ce que l’e-reporting et pourquoi ça concerne aussi les micro-entrepreneurs ?
La réforme ne se limite pas à l’échange de factures entre professionnels. Elle comprend deux volets supplémentaires souvent méconnus.
Le premier est l’e-reporting de transaction: il s’applique aux ventes réalisées avec des particuliers ou avec des opérateurs étrangers (exportations, transactions intracommunautaires). Ces opérations ne donnent pas lieu à une facture électronique B2B, mais les données de transactions doivent tout de même être transmises périodiquement à l’administration fiscale. Un micro-entrepreneur qui vend ses services à des particuliers est donc concerné par ce volet, pas seulement par la facturation interentreprises.
Le second est l’e-reporting de paiement: il concerne les prestations de services dont la TVA est exigible à l’encaissement, ce qui couvre la grande majorité des indépendants prestataires. Le montant encaissé doit être déclaré pour permettre à la DGFiP de calculer la TVA collectée. L’objectif affiché est le pré-remplissage automatique des déclarations de TVA, un gain de temps réel pour les années à venir.
Paramétrer Simplifie-Ta-Compta: les étapes pour être conforme dès le départ
Un mauvais paramétrage initial est la source de la plupart des erreurs sur les factures émises. Voici comment procéder correctement.
Commencez par renseigner vos coordonnées complètes: raison sociale ou nom/prénom pour une entreprise individuelle, adresse, SIREN, et le cas échéant numéro de TVA intracommunautaire. Indiquez votre statut fiscal (franchise en base ou régime de TVA réelle): c’est ce choix qui détermine automatiquement si la mention d’exonération TVA s’affiche ou si les taux de TVA apparaissent en pied de facture.
Configurez ensuite vos conditions générales de vente par défaut: délai de paiement (30 jours à réception est la norme légale entre professionnels, sauf accord contraire), taux des pénalités de retard (au minimum trois fois le taux d’intérêt légal), et rappel de l’indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 €. Ces mentions doivent figurer sur chaque facture B2B, leur absence constitue une infraction au Code de commerce.
Pour les sociétés comme les SARL ou les SAS, des mentions supplémentaires s’ajoutent: la forme juridique, le capital social, le RCS et la ville d’immatriculation. L’outil permet de renseigner ces champs dans le profil entreprise, et ils apparaissent automatiquement en pied de facture.
Questions fréquentes
Un micro-entrepreneur en franchise de base de TVA est-il concerné par la réforme de facturation électronique ?
Oui, sans exception. La réforme s’applique à toutes les entreprises assujetties à la TVA, y compris celles en franchise en base, selon les informations publiées par la DGFiP. L’obligation de recevoir des factures électroniques s’impose dès le 1er septembre 2026; l’obligation d’émettre s’applique au 1er septembre 2027 pour les micro-entreprises.
Peut-on encore envoyer un PDF par e-mail après septembre 2026 ?
Pour les factures B2B (entre entreprises françaises assujetties à la TVA), un simple PDF envoyé par e-mail ne sera plus conforme à compter des dates d’obligation d’émission. La facture devra transiter par une plateforme agréée, dans un format structuré (UBL, CII ou format mixte). Cette règle ne s’applique pas aux factures émises à destination de particuliers, qui relèvent de l’e-reporting et non de la facturation électronique stricto sensu.
Quelle est l’indemnité forfaitaire due en cas de retard de paiement entre professionnels ?
Elle est de 40 € par facture payée en retard, due de plein droit dès le premier jour de retard, sans mise en demeure préalable (article D441-5 du Code de commerce). Cette mention doit obligatoirement figurer sur vos factures et dans vos conditions générales de vente.
Simplifie-Ta-Compta propose-t-il l’e-reporting automatique ?
Ce point dépend du niveau de connexion de l’outil avec une plateforme de dématérialisation partenaire. Avant l’échéance de septembre 2026, vérifiez directement auprès de l’éditeur si l’e-reporting de transaction et de paiement est pris en charge nativement ou s’il nécessite une connexion à une PDP tierce.
Faut-il conserver ses factures électroniques et combien de temps ?
Le délai de conservation des factures est de dix ans pour les documents comptables, conformément au Code de commerce. Les factures électroniques doivent être conservées dans leur format d’origine structuré, et non seulement sous forme d’impression PDF, afin de garantir leur authenticité en cas de contrôle.
Sources
Sources consultées le 2 août 2026.
Informations vérifiées à cette date ; des évolutions ultérieures sont possibles. Vérifiez auprès de la source officielle.
- www.impots.gouv.fr/professionnel/la-facturation-electronique-quest-ce-que-cest
- www.urssaf.fr/accueil/actualites/facturation-electronique.html
- www.economie.gouv.fr/tout-savoir-sur-la-facturation-electronique-pour-les-entreprises