Entreprise qui accepte les stages de 3e : les plateformes officielles, les secteurs qui acceptent, et comment décrocher un oui

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Entreprise qui accepte les stages de 3e : les plateformes officielles, les secteurs qui acceptent, et comment décrocher un oui

Mis à jour le 26 juillet 2026

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Le stage de troisième est souvent la première confrontation d’un collégien avec le monde professionnel. Une semaine, généralement en janvier ou en février, pour observer, poser des questions, comprendre comment fonctionne un métier de l’intérieur. Trouver une entreprise qui accepte est une démarche qui s’apprend, et qui se prépare bien à l’avance.

En bref: N’importe quelle structure, entreprise privée, association, administration, artisan, profession libérale, peut accueillir un collégien en stage de troisième. Il n’existe pas de liste d’entreprises agréées pour ce type de stage: c’est au collégien de démarcher directement, souvent plusieurs semaines avant la date prévue. Des plateformes officielles facilitent la recherche, mais elles ne remplacent pas une candidature personnalisée.

Où chercher: les plateformes officielles pour trouver un stage de 3e ?

Deux outils publics sont incontournables pour commencer la recherche. Le premier est Mon stage de troisième, accessible sur monstagedetroisieme.fr, développé par l’Éducation nationale en partenariat avec des entreprises partenaires. Des milliers d’offres y sont déposées chaque année par des employeurs volontaires, classées par secteur et par département. Le collégien peut postuler directement en ligne, ce qui simplifie beaucoup la démarche pour les familles.

Le second outil est la plateforme 1jeune1solution, pilotée par le gouvernement, qui agrège des offres de stages d’observation à destination des collégiens. Elle est moins fournie que Mon stage de troisième sur ce segment précis, mais vaut le coup d’être consultée en complément, notamment pour les secteurs public et associatif.

Certains conseils départementaux et régions proposent aussi leurs propres bourses de stages, parfois accessibles via le portail du collège. Renseignez-vous directement auprès du professeur principal ou du conseiller principal d’éducation (CPE): l’établissement a parfois un carnet d’adresses d’employeurs locaux qui acceptent régulièrement des élèves.

Qui a le droit d’accueillir un collégien en stage ?

Toute structure employant au moins un salarié peut, en théorie, recevoir un stagiaire de troisième. Cela inclut les entreprises du secteur privé (TPE, PME, grands groupes), les associations, les administrations, les collectivités territoriales, les professions libérales (médecins, avocats, architectes, notaires…), les artisans et même les auto-entrepreneurs sous certaines conditions.

La condition principale n’est pas de taille ou de secteur: c’est la signature d’une convention de stage tripartite entre l’élève, l’établissement scolaire et la structure d’accueil. Sans cette convention, l’accueil n’est pas légal. C’est le collège qui fournit le modèle de convention, et l’employeur n’a pas à en inventer une de son côté.

Bonne nouvelle: ce stage de découverte professionnelle n’est pas un stage étudiant au sens de la réglementation sur la gratification. Un collégien de troisième n’a aucun droit à une rémunération ou à une gratification obligatoire, contrairement aux stagiaires de l’enseignement supérieur dont la gratification minimale est encadrée par l’Urssaf. L’employeur qui accueille un élève de collège n’a donc aucune obligation financière envers lui, ce qui lève un frein fréquent chez les petites structures.

Quels secteurs acceptent le plus facilement ?

Certains secteurs ont l’habitude de ces demandes et disent oui plus facilement que d’autres. Le commerce et la distribution (boulangeries, supermarchés, boutiques) sont souvent accessibles car l’activité est visible, rythmée et facile à observer pour un jeune de 14 ans. La restauration et l’hôtellerie acceptent régulièrement, à condition d’encadrer correctement l’élève, les questions d’hygiène et de sécurité sont vérifiées.

Les métiers du soin et de la santé (cabinets médicaux, pharmacies, cliniques vétérinaires, ehpad) sont très demandés mais aussi très sollicités: il faut postuler tôt. Les professions du bâtiment et de l’artisanat (plomberie, électricité, menuiserie, maçonnerie) accueillent volontiers des jeunes curieux des métiers manuels, souvent avec un encadrant attitré sur le chantier ou en atelier. Les médias locaux (radios, journaux), les studios de création graphique ou les agences web sont également demandeurs dès lors que le collégien montre une curiosité réelle pour le secteur.

En revanche, certains environnements posent des contraintes légales: les chantiers avec risques élevés, les laboratoires manipulant des produits dangereux, ou certains secteurs financiers peuvent refuser pour des raisons de responsabilité et de sécurité. Ce n’est pas un refus de principe, c’est une contrainte réglementaire que l’employeur lui-même subit.

Comment rédiger une candidature qui convainc ?

La majorité des refus ne tient pas au secteur, mais à la façon dont la demande est formulée. Un e-mail générique envoyé à vingt entreprises sans personnalisation finit dans la corbeille. Ce qui fonctionne, c’est de montrer que l’élève sait pourquoi il frappe à cette porte précisément.

La lettre de motivation, même courte, même de trois paragraphes, doit mentionner le nom de l’entreprise, ce qu’elle fait concrètement, et pourquoi le métier ou le secteur attire l’élève. Un cuisinier qui reçoit un message disant « j’aimerais découvrir comment fonctionne votre cuisine et comprendre l’organisation d’un service » répond plus volontiers qu’un message qui dit « je cherche un stage de troisième ».

L’approche directe reste la plus efficace. Se présenter en personne à la boutique, à l’accueil ou au standard, avec la convention de stage déjà imprimée et prête à être signée, augmente significativement les chances. L’employeur voit un jeune motivé qui lui simplifie la vie administrative. Beaucoup de TPE et d’artisans ne consultent jamais les plateformes: c’est la présence physique qui décide.

Envoyez vos demandes au minimum six à huit semaines avant la semaine de stage prévue. Certains secteurs très prisés (santé, médias, architecture) se remplissent dès l’automne pour des stages de janvier ou février. Commencer en septembre n’est pas trop tôt.

Ce que l’employeur doit savoir avant d’accepter

Un employeur qui hésite souvent manque d’informations sur ses obligations réelles. Elles sont limitées: signer la convention de stage, désigner un tuteur dans la structure (un salarié référent qui accompagne l’élève au quotidien), et respecter les règles de base sur la durée du travail applicable aux mineurs, pas plus de 35 heures par semaine et aucune heure supplémentaire.

L’élève ne peut pas être laissé seul sur un poste de travail, ni effectuer des tâches réservées aux adultes dans les secteurs réglementés. Mais il peut observer, poser des questions, participer à des tâches simples sous supervision. Pour une TPE ou un artisan solo, cela représente une charge d’encadrement légère, souvent gratifiante.

Sur le plan des cotisations sociales, un stagiaire de troisième n’est pas assimilé à un salarié: il n’y a aucune déclaration à l’Urssaf, aucune fiche de paie, aucune charge patronale liée à ce stage d’observation. La structure n’est pas son employeur, elle est son hôte le temps d’une semaine. Cette clarification rassure souvent les petites structures qui craignaient une complexité administrative.

Questions fréquentes

Un auto-entrepreneur peut-il accueillir un stagiaire de 3e ?

Oui, à condition qu’il exerce une activité professionnelle réelle et qu’il puisse assurer un encadrement concret de l’élève pendant la semaine. La signature de la convention de stage reste obligatoire, même pour une structure sans salarié.

Faut-il payer le collégien pendant son stage ?

Non. Le stage de troisième est un stage d’observation scolaire, non soumis à l’obligation de gratification applicable aux stages de l’enseignement supérieur. Aucun versement n’est dû à l’élève, même si certaines entreprises remboursent volontairement les frais de transport.

Combien de temps à l’avance faut-il envoyer sa candidature ?

Six à huit semaines minimum est une règle raisonnable pour la plupart des secteurs. Pour les secteurs très demandés comme la santé ou les médias, commencer dès septembre pour un stage de janvier est conseillé.

Que faire si toutes les entreprises refusent ?

Le collège peut intervenir directement pour aider les élèves en difficulté: signalez la situation au professeur principal ou au CPE dès que possible. Certains établissements ont des conventions permanentes avec des partenaires locaux pour les cas de force majeure. La plateforme Mon stage de troisième (monstagedetroisieme.fr) est également une alternative directe avec des offres disponibles sans démarche préalable.

Sources

Sources consultées le 26 juillet 2026.

Informations vérifiées à cette date ; des évolutions ultérieures sont possibles. Vérifiez auprès de la source officielle.

  1. www.urssaf.fr/accueil/employeur/embaucher-gerer-salaries/embaucher/stagiaire-etudiant.html
  2. www.impots.gouv.fr/je-consulte-la-liste-des-plateformes-agreees
  3. www.urssaf.fr/accueil/employeur/cotisations/base-forfaitaire-franchise-cotis/stage-formation-professionnelle.html

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